Comment savoir sans se perdre dans ce brouillard. Cet inconnu qui me fait peur, et ces souvenirs noyés d'amertumes et de regrets. Est ce que je pleure ? Peut être que oui. Après tout je me rend compte de par moi même que je fais n'importe quoi. Et j'ai l'impression que rien ne fonctionne. Continuer dans des voies qui ne me correspondent pas et pourtant je continue de mener une vie sans entrain, sans saveur avec des gens qui font me sentir si éloigner de tout ça. Toutes ces choses qui me faisaient briller les yeux et qui ont dorénavant un goût de cendre. Mais si vous saviez à quel point je me sens seule. En fait j'arrive même pas l'expliquer. A décrire cette douleur qui se réveille de plus en plus. Vous savez j'ai toujours cru qu'en grandissant ma vie serait meilleure, que je serais plus heureuse, que mes parents seraient enfin fiers de moi, que j'aurais des amis sur qui je pourrais compter et vice versa, que je serais devenue indépendante, que je ne me sentirais plus aussi mal. Mais je me rend compte que plus j'avance, dans le sens temporel, plus je ralentis et recule, comme dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Je ne comprend pas cette société, je m'étouffe en elle, je me sens comme une fourmi sous une loupe où je panique et m'effrite. J'ai écouté mes parents en bossant à l'école, ils m'ont demandé d'avoir mon bac, ils m'ont laissé allé dans une école où je pouvais apprendre et apprécié les cours, et je les remercie pour ça. Mais maintenant, après ces jours qui défilent si vite, je ne trouve plus aucun amusant nul part. Plus rien ne me fait vraiment envie. Les gens que je rencontre ne m'amusent plus. Je me sens lasse et fatiguée. Je me sens si perdue. Je suis désolée pour tout ça. J'aimerais être une bien meilleure personne. Plus optimiste, plus un je ne sais quoi. Être plus heureuse de vivre et de découvrir des choses merveilleuses.
Assis dans le soleil du matin Je serai assis quand le soir viendraRegardant les navires se pointerEt je les regarderai encore s’éloigner, yeahJe suis assis sur le quai de la baieRegardant la marée descendreOoh, je suis simplement assisSur le quai de la baiePerdant du temps J'ai quitté ma maison en GéorgieEn direction de la baie de San FranciscoParce que je n'ai plus de raison de vivreEt ça ne ressemblent à rienD’aller et de venir Donc je vais juste m'asseoirSur le quai de la baieRegardant la marée descendreOoh, je suis assis sur le quai de la baiePerdant du temps Regardez comme rien ne changeTout reste toujours pareilJe ne peux pas faire ce que dix personnes me disent de faireDonc, je crois que je vais rester la, à écouter Assis ici reposant mes osEt cette solitude ne veut pas me laisser en paixÉcoute, deux mille miles que J'erreJuste pour faire de ce quai mon chez moi Maintenant je vais juste m'asseoirSur le quai de la baieRegardant la marée descendreOoh, tout petit je m'assois sur le quai de la baiePerdant du temps
Je crois que j'ai un problème avec ma vie en ce moment. Ces gens qui m'entourent et cette société non seulement trop présente partout mais qui impose sa propre vision de la vie. Lorsque je vois tous ces gens qui me parlent, qui déblatèrent sur des choses communes et quotidienne. Oui parce que j'entend partout les même conversations, les mêmes dialogues creux et vides. Cela m'effraie de me rendre compte que les personnes proches sont toutes aussi vides de sens que leurs paroles. J'essaie alors de leurs faire comprendre le problème. L'énorme problème que personne ne voit. Et cela m'attriste. Personne ne veut essayer de voir plus loin que ce qu'il se passe chez le voisin. Et de voir la réalité des choses. Comment est ce qu'on est arrivé à ne plus se poser des questions essentielles? Et en faire part dans l'échange. Et cela me tue de me retrouver seule à le comprendre et de ne pas réussir à trouver d'oreille attentive auprès des proches. Tous les gens iront voir les même films vident de sens. Ils rentreront dans leur maison habillé de la même manière. Ils regarderont les mêmes conneries et s'infligeront les mêmes conversations. Houston je crois que nous avons un problème, nous venons de rentrer sur Terre, et nous venons de tomber sur des moutons. Tous suivent le troupeaux de bêtes et réagissent comme des animaux.
J'ai passé du temps à faire les cent pas, à me poser des questions sur le pourquoi du comment. J'ai tourné en rond en pensant que j'avais trouvé la solution. Qu'en dépit de tout ce qu'il m'était arrivé, enfin j'allais être heureuse. Que parce que je l'avais désiré si fort, cela c'était produit. Je me suis trompée. Complètement. Littéralement gourée. Que parce que c'est moi, je me sentirais toujours différente des autres. Que parce que c'est moi cela ne pourrait pas être autrement. Parce que cette douleur qui reste au creux de ma poitrine et qui me ronge de l'intérieur m'empêche de vivre pleinement. Et que parce que je suis ce que je suis, probablement que je ne pourrais guérir de ce mal. Cette souffrance qui me déchire les entrailles. Je hurle la nuit de cette peine si vive. Comment peux tu le comprendre. Comment puis je te faire confiance. Mon amour pour tes yeux. Ton rejet pour mon âme. Ma solitude me pèse un peu plus chaque jour.
jeudi 19 juin 2014
J'ai retrouvé un truc que j'avais écrit parce qu'à l'époque j'avais commencé à écrire une histoire sur une fille dans un vieil agenda "[...] Mais c'était bizarre, je me sentais bien et mal à la fois. Comme si l'hiver était revenu et le coeur battait. La nuit je sortais uniquement voir les étoiles au dessus du monde. La nuit est magique, complètement vide et calme. Seule la mer déchire le silence. Souvent je reviens ici parce que c'est le seul endroit au monde que j'aime, qui me rappelle que j'ai aimé, que j'ai vécu. Il a pour but de créer un souvenir plus profond que tout le reste. Je vis pour mourir. Il arrive alors sans prévenir, comme une déchirure qui se forme au creux de mon coeur." Je t'aime moi non plus." J'étais jeune et j'écrivais des choses comme ça en croyant avoir aimer plus que tout. J'ai passé le lycée, j'ai eu mon bac photo, j'ai rencontré des garçons, des tas de garçons et j'avais arrêté de m'y attacher. Et puis un jour j'ai rencontré ce mec et je l'ai aimé, je l'ai aimé de toute mes forces en croyant qu'un jour il puisse m'aimer à son tour, 2 ans sont passés et j'étais resté avec. J'ai décidé il y a peu de rompre cette relation qui n'allait nulle part, qui n'avait aucun sens à mes yeux. En tout cas plus aucun. J'avais déjà essayé de rompre avec lui et à chaque fois il arrivait à me faire changer d'avis sans jamais me dire qu'il m'aime parce que c'était le cas, il ne m'aimait, il m'avait déjà dit qu'il ne m'aimait pas. Et puis j'ai décidé de me séparer, parce que j'en avais marre d'essayer de croire que ça pourrait être différent et que ça pourrait changer encore. Et il est venu me voir en me disant qu'il m'aime. En disant qu'à ce moment là où il se rendait compte qu'il allait perdre la personne avec qui il était pendant deux années, il allait perdre l'une des personnes a qui il tenait le plus et qu'il n'avait jamais ressenti ça. Et c'est dingue et tellement con de ne s'en rendre compte qu'à ce moment là. J'ai éclaté en sanglot.